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Médicament / Les neuroleptiques néfastes pour les malades d’Alzheimer.


Les neuroleptiques réduisent l’espérance de vie des patients


Selon une étude menée par The Lancet Neurology, les neuroleptiques ne doivent pas être utilisés à outrance.

Le taux de mortalité des personnes atteintes d’Alzheimer et traitées sous antipsychotiques, s’avère beaucoup plus élevé que chez les autres.

Pourtant, les neuroleptiques ne doivent être utilisés que pour les crises et leur administration ne doit jamais être prolongée.

En aucun cas, ces médicaments ne devraient constituer des alternatives au manque de personnels dans les institutions traitant les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. C’est pourtant ce que tend à affirmer l’enquête de The Lancet Neurology. Il faut par conséquent chercher un autre moyen moins néfaste pour traiter les symptômes neuropsychiatriques.

L’étude démontre entre autre une différence importante entre l’espérance de vie des patients soignés avec les médicaments classiques et celle de ceux placés sous placebo. Un suivi a été mené auprès des malades pendant plusieurs années pour étudier le taux de mortalité au sein de chaque groupe, un groupe suivant des traitements antipsychotiques et un autre exempté de traitements médicamenteux. Après deux années, le taux de mortalité s’est chiffré à 54 % dans le premier groupe contre 29% dans le deuxième. Après trois années de traitement, 70 % de ceux traités par neuroleptiques sont décédés contre 41 % chez les autres.


Les neuroleptiques sont devenus des outils de contention

The Lancet Neurology dénonce, en quelque sorte, par son étude, le manque de moyens dont disposent les diverses institutions pour soigner les patients.

Françoise Forette, professeur et directrice de la Fondation Nationale de Gérontologie, précise qu’il est compréhensible que les neuroleptiques soient attribuées à des patients agités, ou à d’autres, qui dépriment à cause de fantasmes non assouvis, mais il est dommageable que ces médicaments fassent l’objet d’un traitement de longue durée. Le recours à ces médicaments au sein des maisons de retraite et des institutions afin de combler le nombre insuffisant de personnel de santé, est intolérable.

The Lancet Neurology propose par conséquent de remplacer les traitements classiques par des interventions psychosociales ainsi que par des soins plus individualisés.

Le Professeur Françoise Forette précise que la camisole chimique est utilisée depuis longtemps, qu’elle constitue certes, une alternative à la camisole physique, mais elle n’améliore pas pour autant le traitement de la maladie. Pire encore, les pertes de mémoire en seraient accrues. Les antipsychotiques ne devraient jamais constituer des outils de contention.


Source : www.info-senior.com, le 24 janvier 2010

 

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