Zoothérapie : séance de médiation animale
La thérapie assistée par l'animal
La zoothérapie est encore peu connue et développée en France.
Le principe
L'animal est présent et agit comme médiateur et facilitateur des ateliers mis en place. La zoothérapie, thérapie assistée par l'animal ou encore thérapie en médiation animale, consiste à travailller avec l'animal lors de séances à visée thérapeutique. Il joue alors le rôle de médiation, en facilitant le contact entre le patient et le zoothérapeute, en facilitant la parole et en proposant une motivation à participer à la séance.
Ainsi, leur présence facilite la parole, l'expression de sentiments, fait ressurgir des souvenirs, permet de faire travailler la mémoire, la motricité (gestes précis et marche), permet une valorisation de la personne qui peut passer de soigné à soignant, peut aider à travailler les repères dans l'espace, et apporte un moment de bien être et de plaisir.
Ce travail peut se faire chez les particuliers ou en institution. Elle s’exerce en séances individuelles ou en petit groupe.
L’animal est consciencieusement sélectionné et éduqué, sous la responsabilité d’un professionnel appelé le zoothérapeute.
C’est une méthode de travail qui tente de favoriser les liens naturels et bienfaisants, entre les humains et les animaux, et qui s’applique à toutes les activités impliquant l’utilisation d’un animal auprès de personnes, à des fins préventives, thérapeutiques ou récréatives.
La zoothérapie mise sur la réceptivité dont fait preuve l’animal de compagnie et sur son potentiel de stimulation et de motivation.
"Les psychothérapies dites "à médiations" sont utilisées dans le but de produire un effet de langage, et plus précisément de parole, là où elle fait défaut, là où elle est en souffrance. Elles prennent leur valeur d’être proposées comme un embrayeur de processus associatifs, de mise en marche de l’activité de liaison et de symbolisation." (CHOUVIER B, Les processus psychiques de la médiation, p15, 16)
La présence du chien Le chien va aider à mettre en mots des problèmes, des angoisses, des questionnements, dont le participant n'a pas toujours conscience. Ces ressentis inconscients s'expriment généralement par la violence, le passage à l'acte, le refus d'apprentissage ou encore le repli sur soi... Les séances vont aider le participant à prendre conscience de ses angoisses, ressentis, ce qui va permettre aux symptomes de s'attenuer, voire de disparaître. Déroulement d'une séance à visée thérapeutique Une séance dure environ une heure. Chaque séance sera différente selon les personnes participant, les objectifs de chacun étant définis en collaboration avec les membres de l’équipe soignante (ou avec la famille). Ils pourront s’inscrire dans les projets personnalisés d’accompagnement. La séance pourra être à l’intérieur ou à l’extérieur si le temps le permet, dans un lieu calme, à l’abri dans la mesure du possible de toute distraction ou des regards d’autres personnes, ceci pour permettre aux participants de pouvoir s’exprimer librement, sans crainte d’être jugé. Ce qui se passe ou sera dit pendant la séance reste confidentiel, sauf si le participant exprime l’envie d’en parler. Toutefois, des bilans auront lieu régulièrement, en présence des membres de l’institution (ou de la famille), afin de faire le point sur l’impact des séances et les changements observés. Les séances pourront être individuelles ou en petits groupes de 4 à 5 personnes maximum, ceci pour obtenir l’attention et la concentration de chacun et de réaliser un programme qui puisse être adapté à tous. Il est impossible de décrire précisément le contenu d’une séance tant il varie en fonction des participants, de la volonté et des humeurs, de la personnalité et de la problématique de chacun. Elles seront adaptées à chaque situation.
Le chien va également faciliter la réalisation de mouvements difficiles à réaliser pour quelqu'un ayant des difficultés motrices, car ses mouvements seront réalisés pour le chien, sans y penser, grace au jeu, à une promenade, des caresses, le brossage...
Il va permettre de responsabiliser le participant qui devient auteur de soins. En passant du statut de soigné au statut de soignant, de passif il devient actif, se sent utile. L'animal apprécie les caresses, le temps que passe le participant à s'occuper de lui, et il lui rend par des marques d'affection. Il permet au participant de reprendre confiance en lui, notament lorqu'il parvient à faire executer un ordre au chien, à le commander, se faire obéir et respecter de lui.
Le chien va être un excellent médiateur pour faire travailler la mémoire, notamment pour les personnes âgées. Celles ci vont tenter de se remémorer le nom du chien, la fréquence de ses visites et vont mettre en lien la présence du chien avec les souvenirs de chiens ayant joué un rôle dans leur vie. A partir de ces souvenirs on va pouvoir stimuler leur mémoire.
La simple présence du chien va apporter un moment de joie, de bien être, et d'échanges. Cette présence agréable sera en elle même benéfique, que ce soit lors de séances à visée thérapeutique ou récréative.
Les possibilités sont grandes : jeu, brossage, éducation, agility, promenade…
Séances récréatives
Les séances récréatives ont un but de loisir, de distraction et de bien être. Elles pourront être occasionnelles comme régulières, et pourront être composées de groupes plus conséquent. Elles permettent d'échanger, de dialoguer autour du chien, de le caresser, de jouer avec lui...
La médiation : "Les médiations thérapeutiques entrent en jeu là où le travail thérapeutique ne peut se penser dans un espace qui se baserait sur la parole seule, parce que cette dernière est difficile ou impossible du moins d’emblée. (…) Il est des fois où une activité particulière devient le support même de la thérapie. Les prises en charge des patients psychotiques en constituent l’exemple le plus généralisé. Une telle activité thérapeutique permet l’expression d’un langage autre que verbale, ce qui est intéressant quand celui-ci est délirant, voire inexistant. Un autre intérêt se situe dans la fonction tierce du médiateur qui prend place entre le patient et son thérapeute, quand la situation duelle pose problème." (Natacha AYMON-GERBIER, (2000), Médiations thérapeutiques, Le journal des psychologues n°182, p21).
Dans tous les cas, il faut préciser que des séances en zoothérapie ne guérissent pas, mais elles permettent d'améliorer le quotidien en aidant à diminuer les symptômes du patient. Les séances seront donc effectuées en complément de la prise en charge et du suivi habituels.
Certaines mutuelles et parfois la sécurité sociale assurent une prise en charge partielle du coût des séances, sous condition d'une ordonnance pour "traitement thérapeutique par la médiation animale". Renseignez vous auprès de votre mutuelle et de votre caisse d'assurance maladie.
Règlementation
L’article 47 du décret 74-27 du 14 janvier 1974 qui interdisait l’introduction des animaux domestiques dans l’enceinte des hôpitaux a été abrogé par le décret 2003-462 du 21 mai 2003, mais le texte le remplaçant ne parle plus de ce point. Ce n'est donc plus interdit, mais pas forcément pour autant autorisé... Il existe déjà des hôpitaux dans lesquels des équipes utilisent des animaux au sein même de leurs services, un exemple en rééducation au CHU de Clermont-Ferrand, service du docteur Didier VERNAY.
Sites
Institut Français de Zoothérapie, François Beiger :
www.institutfrancaisdezootherapie.com
association coeur d'artichien zoothérapie CAZOO :
www.coeurdartichien.fr
Rima@c : Réseau d'échange d'information sur la médiation animale avec l'animal de compagnie :
www.rimaac.org
Bibliographie
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Voici quelques ouvrages permettant de mieux comprendre le principe de la médiation animale.
"Les animaux guerrisseurs", de Vincent Rousselet-Blanc et Caroline Mangez, Editions JClattès. "Cheval Inadaptations et Handicap" de l'association Handi-cheval, sous la direction de Marie Jollinier, Editions MALLOINE. "Cheval et différences", Actes des 10e Rencontres internationnales, 26-29 Avril 2000, Angers-Saumur, France. "Les processus psychiques de la médiation", de Bernard Chouvier et al, Editions DUNOD. "L'enfant et la médiation animale" de François Beiger, Editions DUNOD. |
Source : http://audrey-comte-zootherapeute.wifeo.com
Le 07 février 2010






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Commentaires
il me semble que vous oubliez un site extrêmement important dans ce domaine : http://www.mediation-animale.org/
bonne continuation
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