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Diagnostic / La stratégie diagnostique dans la plainte mnésique

La stratégie diagnostique chez les patients ayant une plainte mnésique


Le diagnostic précoce nécessite qu'on tienne compte du premier symptôme, le trouble de la mémoire.

Il faut donc essayer de définir une stratgie diagnostique chez les patients ayant une plainte mnésique. Seule cette stratégie peut éviter les consultations trop tardives, au stade de la maladie où l'entourage, inquiet des modifictions de comportement de ses proches dans la vie courante, les incite à consulter.

La plainte mnésique, exprimée par un grand nombre de personnes, est variée : besoin de noter une liste de courses, tendance  à se répéter lors d'une conversation, se rendre dans une pièce sans plus savoir ce qu'on vient y chercher, oubli des clefs, difficulté de se souvenir du nom de personnes, d'un film, du paragraphe qu'on a lu la veille, voire oubli d'un rendez-vous, ou de fermer un robinet... La répétition de ces plaintes, les remarques de l'entourage peuvent inciter une personne à  consulter.

 


Pour le médecin traitant

La première étape consiste à juger si cette plainte mnésique est l'expression d'un trouble de la mémoire effectifIl faut pour cela mener un interrogatoire concernant les différents aspects de la mémoire tels qu'exposés ci-dessus.

L'utilisation de tests simples est une aide nécessaire, car elle permet de rassurer un certain nombre de patients grâce à des critères objectifs. Mais elle peut également mettre en évidence des difficultés qui n'étaient pas évidentes et éviter de banaliser la plainte mnésique.

La seconde étape est d'envisager les causes potentielles les plus immédiates de ce trouble mnésique. Une réduction des traitements psychotropes, une adaptation du rythme de vie, une réduction de l'anxiété, ou une amélioration du sommeil peuvent parfois suffire à réduire le trouble mnésique.

Il reste cependant un groupe de patients pour lesquels il n'y a pas de cause évidente du trouble, il convient alors d'adresser son patient à une consultation spécialisée associant des médecins spécialistes -en règle générale des neurologues, des gériatres ou des psychiatres- et des psychologues formés à la pratique des tests neuropsychologiques.


Les résultats aux tests et examens

A l'issue de ces examens, trois situations se présentent.

La première, la plus rassurante, montre qe l'ensemble des examens et des tests détaillés sont normaux. Différents conseils sont alors prodigués quant au mode de vie, aux conditions favorables à une meilleure stimulation cognitive dans la vie courante.

Le deuxième cas de figure, les examens révèlent l'existence d'un syndrome de type ALzheimer déjà constitué et le patient répond aux critères d'une maladie d'Alzheimer débutante. Il convient alors de mettre en place un traitement et un suivi médical, psychologique et social du patient et de son entourage ; et de proposer à ce patient des ateliers de stimulation cognitive.

La troisième situation possible est le diagnostic du déficit cognitif léger ou "mild cognitive impairment" des anglo-saxons. Il concerne des patients consultant pour des plantes mnésiques confirmées par leur entourage, mais dont les activités de la vie quotidienne sont normales. Les tests témoignent la fois d'un déficit mnésique et de l'intégrité des autres fonctions cognitives. La question suscitée par un tel patient, qui correspond aux critères de déficit cognitif léger, est de savoir si la plainte mnésique confirmée par les tests peut être l'expression intiale d'une maladie d'Alzheimer débutante. Nous savons qu'environ 50% des patients chez lesquels le diagnostic de déficit cognitif léger est établi évolueront dans les cinq années suivantes vers une maladie d'Alzheimer. Il est alors recommandé d'effectuer régulièrement les tests neuropsychologiques pour déterminer ou non une évolution de la maladie.


Source : www.actus-geriatrie.com, le 02 mars 2009

 

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