Café mémoire itinérant
Alzheimer : des cafés mémoire pour libérer la parole
Comment vivre au quotidien avec un malade ? Quelles sont les aides pour les malades, les aidants ?
La MSA organise dès mars six rencontres dans un café burgien. Pour en parler ou juste écouter, librement
Le café mémoire itinérant se pose pour la première fois à Bourg. Crée en 2007, il fait partie d'un grand plan d'action Alzheimer mené par la MSA et qui visait à l'origine le monde rural.
Un milieu où la maladie est encore vécue comme un véritable tabou. Le principe du café mémoire itinérant est simple et pourtant unique en Rhône-Alpes.
Les personnes touchées par la maladie et leur famille sont invitées à venir s'installer dans un café, pour parler de la maladie d'Alzheimer, pour mieux la connaître, pour rencontrer des professionnels.
Un cycle de six rencontres, tous les quinze jours, où les gens peuvent venir librement et s'exprimer anonymement.
« Le premier objectif, c'est de lutter contre l'isolement », explique Myriam Fanget, conseillère en gérontologie à la MSA et qui s'occupe de la mise en place de ces cafés mémoire. « Après l'annonce du diagnostic, beaucoup de familles se renferment. Avec les cafés mémoire, les personnes peuvent faire partager leur quotidien, leur difficulté, trouver un réconfort auprès d'autres personnes qui partagent le même quotidien. C'est informel. »
Depuis trois ans qu'ils sont mis en place, les cafés mémoire sont allés à la rencontre des habitants, aux quatre coins du département. Une action de la MSA menée avec de nombreux partenaires (Ain Alzheimer, Clic, assistantes sociales, associations d'aide à domicile…) et des relais locaux.
Parmi eux, les clubs des aînés ruraux de l'Ain. Leur présidente départementale, Lucette Richard, qui a notamment participé aux cafés mémoire à Bâgé-le-Chatel, soutient avec force cette action : « Quand la maladie est là, c'est dur de le dire. Ça aide les gens à sortir de chez eux, plutôt que de garder le mal chez soi. Les gens parlent franchement car ils sont entre eux. Alors que parfois, on a du mal à le dire, même à son voisin. Et puis il y a la présence d'un docteur, d'un psychologue qui aide à comprendre la maladie. Car parfois, on croit bien faire et en réalité, on se trompe… »
Renseignements
Catherine Thein, assistante sociale à la MSA au 04 74 45 99 62
ou Myriam Fanget au 04 74 45 99 64
Source : www.leprogres.fr, le 19 janvier 2010






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